Massimo Catalani
a cura di Gianluca Marziani
Istituto Italiano di Cultura, Place Saint Claire, Lyon
1998

 


 

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Sleeping Woman
cm.140x55 (4x35x55), Istituto Italiano di Cultura di Lyon
1997



 

"Massimo Catalani et sa 'comestibilité' visuelle"

Beau dilemme créatif que celui de devenir des contemporains en travaillant sur des thèmes figuratifs de base et diffusés de façon laïque; il s'agit d'un beau dilemme et également d'une réalité primaire qui règle le monde des figurations de chaque époque, le vrai diaphragme pour séparer une recherche sainement active des copies pures sans évidentes nouveautés linguistiques.
Je dis des paroles évidentes et pourtant c'est sur l'évidence apparente que Massimo Catalani travaille, marchant sur un léger diaphragme esthétique qui l'occupe dans les thèmes principaux de la peinture (paysages, natures mortes, nus et portraits) mais avec quelque chose pour remettre en place la contemporanéité active de l'opération. De là vient son choix exclusif pour les terres, les sables, de façon à personnaliser l'entière structure synthétique de l'image ; des synthèses figuratives où les encadrements, frontaux ou directs, simulent le banal justement parce que le procédé même est une claire transversalité de l'optique constructive du peintre. 
Le jeu en question semble raffiné à première vue, avec possibilité de décoder facilement et clairement les icones choisies; du point de vue structurel, nous voyons comment l'utilisation des tonalités fonctionne, comment les couleurs étendent leur gamme entre des chromies terreuses et des gammes de grande valeur acide qui tendent vers des bleus électriques, des rouges ou des jaunes d'une intensité rétinienne louable. C'est un choix technique qui, précisément fascine et capture l'oeil avec des mécanismes immédiats, justement parce que le matériel et les thèmes agissent dans les psychologies du goût diffus. C'est pourtant le premier niveau qui n'épuise pas du tout la valeur linguistique dans la mesure où la force sémiotique des tableaux manoeuvre d'autres mécanismes moins visibles de l'intérieur. Catalani utilise la peinture avec des fonctions tactiles pour les aveugles qui peuvent ainsi sentir les oeuvres et les "voir" à travers leur propre imagination; il joue avec des portraits d'animaux qui acquièrent la dignité de visage "parlant" ; il structure des paysages avec les mêmes matériaux sableux et terreux pris aux endroits choisis ; il donne aux fruits une "comestibilité" visuelle que seuls certains mélanges simulent de façon aussi évidente. Les thèmes, je le répète, sont les plus "classiques" de la peinture et c'est justement pour cela qu'ils obtiennent des valeurs d'importance linguistique : la terre et le sable, à la fin, se modifient en périmètre et en surfaces, en forme et en couleur, mais également en contenu et en saine ironie.
Avec le travail de Catalani on se divertit, on peut toujours en retirer une signification ultérieure, il s'adapte facilement aux lieux d'accueil, et les gens, ne l'oublions pas, en comprennent certaines valeurs puisque les images renaissent d'une façon bien personnelle mais à partir de formes que nous avons déjà en mémoire.
 

Gianluca Marziani



 
 
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Punta Palmaria
Marmo di Carrara e Blu di Prussia
1993


 


 

Testa di Gallina
cm. 60X80 ca., tecnica mista su tela
1993

 



 



 

Sezione di Pecora
cm. 63X42
1995

 
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